Dans un atelier comme le mien, les nouvelles pièces ne sortent pas d’un catalogue ou d’une réunion marketing.
Elles arrivent plutôt après quelques idées griffonnées, plusieurs essais… et parfois deux ou trois moules ratés.
La dernière née s’appelle Okavango ou Kaveri par exemple...
Pourquoi ce nom ? Parce que j’aime bien donner à mes vasques des noms de rivières. Et celle-ci, avec ses ondulations dans le béton, m’a immédiatement fait penser au mouvement de l’eau.

Quand le béton commence à ressembler à une rivière
Au départ, l’idée était simple : travailler la surface du béton autrement.
La plupart des vasques sont lisses.
Très propres, très régulières… mais aussi un peu sages.
J’avais envie d’une surface plus vivante, avec des reliefs qui rappellent les ondes que fait l’eau quand elle se déplace.
Petit à petit, en sculptant la matière, les lignes sont apparues.
Et la vasque Okavango a pris forme.
Aujourd’hui, quand l’eau coule dedans, elle suit naturellement ces reliefs.
Comme si la vasque avait toujours été faite pour ça.
L’avantage de travailler seul
Dans mon atelier, je n’ai pas d’équipe de production, ni de machines industrielles.
Juste moi, du béton, et pas mal de patience.
Je prépare les mélanges, je coule les pièces, je travaille les surfaces, je laisse sécher, je protège les vasques… et je fais aussi les emballages.
Ça veut dire une chose simple :
chaque vasque qui sort de l’atelier est passée entre mes mains du début à la fin.
Une couleur qui met la matière en valeur
Pour cette création, j’ai choisi une teinte grise brut puis une couleur jaune minérale.
C’est une couleur chaleureuse qui fait ressortir les reliefs du béton et change selon la lumière.
Selon l’angle, la surface paraît plus douce, plus marquée, plus profonde…
et c’est exactement ce que j’aime dans cette matière.
Une nouvelle venue parmi les vasques de l’atelier
La Okavango rejoint les autres modèles que je fabrique.
Des vasques rondes, coniques, parfois très minimalistes, parfois plus sculptées comme celle-ci.
Toutes ont un point commun : elles sont fabriquées une par une, dans l’atelier.
Pas de production en série.
Pas deux pièces parfaitement identiques.
Et c’est aussi ce qui fait leur charme.
Le plaisir de travailler la matière
Ce que j’aime avec le béton, c’est qu’il peut être à la fois brut et très fin.
On peut le lisser, le texturer, le sculpter… et il réserve souvent des surprises.
Parfois ça marche du premier coup.
Parfois il faut recommencer.
Mais quand une nouvelle forme fonctionne vraiment, comme pour la Okavango, c’est toujours un bon moment à l’atelier.
Et la suite ?
L’atelier continue d’explorer de nouvelles formes.
Certaines vasques sont inspirées par la pierre, d’autres par l’eau, d’autres encore par des formes très simples.
Mais l’idée reste la même :
prendre une matière brute et en faire une pièce qui a du caractère.
Dany de TimberSteel Celui qui transforme le béton en vasques… et parfois l’atelier en champ de poussière.